Partager l'article ! RANDO URBAINE/ LE MANS COTE SARTHE OU LE TRAM 2: Un demi tour de ville(2)du MANS Aujoud’hui, 5 février, il est 14h ...
Un demi tour de ville(2)du MANS
Aujoud’hui, 5 février, il est 14h00, il fait – 4° C. La neige s’est arrêtée de tomber et nous venons vous parler de la rando de dimanche dernier
3h00 sans les arrêts.
Cette randonnée urbaine pénètre dans une multitude d’espaces verts dont le jardin des plantes, frôle la muraille et longe la Sarthe pour remonter sur le côteau où nous attend le tram.
Le thème choisi est celui du sport et des loisirs. Cette rando hivernale possède quelques bonnes dénivellations qui la rendront un peu plus sportive mais le cul….turel n’est pas absent.
12 km pour cette deuxième rando du tram, 53 randonneurs et un splendide soleil sont au rendez-vous.
Le départ se fait à partir d’Yvré puisque l’usine des eaux( 1898) en dépend. Les sculptures sont de Claude Ribot. A voir également l’éolienne D’Ernest Bollée(sur les 350 éoliennes construites, 80 sont encore visibles) qui, avant, était installée dans le quartier de Pied sec(1895). Avant de pénétrer au Mans par le Quartier de Gazonfier, un petit coup d’œil à l’auberge de Bagatelle qui était un ancien relais de poste au XIXè siècle et aujourd’hui une bonne table.
La coulée verte de gazonfier.
Le quartier doit son nom à sa côte. L’altitude 102 m, la plus belle côte du Mans, jadis chemin des vignes, la terreur des cyclistes du circuit de la Sarthe et des Pays de la Loire( pente moyenne 16 % et plus de 20% dans sa partie supérieure). Le premier record fut établi à 1mn 6s en 1952 sur terre battue par Lucien Lorand. En 2007, le record était de 44 s.
Un record de la montée à pied existe également, appelée « défi du galopin » :1mn 43 s
Ancien village rattaché au Mans où les ordres religieux y cultivaient la vigne qui devient un quartier de la ville en 1855.
Les bâtiments ont été mis en vente par l’Etat depuis le 15.12.2010..
Ces bâtiments eurent des affectations successives différentes :
- 1836 : inauguration d’un pensionnat appartenant à la congrégation enseignante des frères de saint joseph de Ruillé-sur-Loir. Le père Basile Moreau ( fondateur de la congrégation de Sainte Croix en 1837) a été l’un des supérieurs les plus actifs .
- 1870 : installation de la Compagnie de Jésus qui doit quitter les lieux en 1911 après la loi de séparation des Eglises et de l’Etat 1905). Origine du collège Sainte Croix.
- 1914 : hôpital où furent soignés de nombreux blessés pendant la guerre. Les bâtiments furent affectés à l’Etat-major de la IVè région militaire entre les 2 guerres. Il a abrité de nombreux autres services du ministère de la défense depuis la libération : service d’information du ministère de la défense.
- Antoine de saint Exupéry y a étudié en 1911
L’église primitive bâtie au VI siècle a été détruite en1794. Elle renaît avec Basile MOREAU qui la fait reconstruire en style néo-gothique en 1857. L histoire de l’église se confond avec celle du lycée, elle est confiée aux militaires en 1908 et rendue au culte en 1931. On y trouve l’inspiration de Dom Guéranger, bâtisseur de Solesmes.
Jardin d’horticulture ou jardin de Plantes : (1870)
Dessiné par Jean-Charles Alphand au XIXè siècle, créateur des parcs Monceau, Montsouris et des Buttes-Chaumont à Paris. Il s’étend sur 5 ha et est composé d’un jardin anglais et d’une roseraie, le jardin à la française aux formes géométriques. Il est géré par la société d’horticulture de la Sarthe (1851).
Arbre remarquable : le cyprès chauve, arbre originaire du sud-est des E. U, est l’arbre emblèmatique de la Louisiane, avec ses pneumatophores.(taxodium distichum)
Nombreuses statues dont une de louis DERBRE sculpteur d ‘Ernée décédé en 2011 dont l’œuvre la plus célèbre « la terre » se trouve à TOKYO, Robert nous a fait la surprise de raconter sa vie: paysan envoyé à Paris chez un sculpteur célèbre, il y découvrit sa vocation (comme Séraphine).
Autre curiosité : le cadran solaire d’Ernest BOLLEE qui servait d’étalon pour régler l’heure et dont il ne reste que 3 exemplaires en France dont 2 au Mans et 1 à Asnières sur Vègre.
Jardin de Tessé :
Jardin romantique créé au XVIIè siècle qui était à l’origine le jardin de l’hôtel de Tessé*, raccordé en 1906 au jardin anglais des Jacobins.(* Hôtel du marquis de Lavardin devenu palais épiscopal.)
(A proximité)
La ville avait le surnom de ville rouge comme BOURGES , LYON, LIMOGES
Elle a été construite au IIIè siècle. Elle occupe une place stratégique de défense avec ses 26 tours sur 1300 m espacées de 35 m.
.De cet ensemble, il subsiste 11 tours et 3 poternes, elle est classée monument historique depuis 1862.
Un petit appareillage de grès roussard et de calcaire avec un mortier tuilé qui les lie, lui donne sa couleur .Tout ceci est habilement disposé pour constituer un décor géométrique. On en a comptabilisé 14 sortes (losanges, triangles, cercles, chevrons, sabliers, obliques, dents de scie et diverses lignes ).Au dessus, il y avait une salle puis un second niveau aujourd’hui écrêté.
Superbe vue sur le vieux Mans. La Sarthe a 16 ponts dont 4 passerelles ;
Il y a également 5 îles jusqu’à Allonnes, dont une toute petite près de la passerelle du Moulin d’Enfer qui nous mène sur la rive droite de la Sarthe. Ce quartier est le quartier de Beaulieu où une importante abbaye du même nom a été détruite à la révolution. Ses grandes prairies ont été au 19è siècle un terrain d’entraînement pour les militaires en faction au moment et les élèves du lycée Montesquieu et c’est tout naturellement que ce lieu devient la terre du sport manceau.
Quai Ledru-Rollin : contrairement à l’Huisne, la Sarthe a des quais car il y avait là une activité économique : tannerie, ciriers(rue de la blanchisserie) pour Versailles, étaminiers pour les ecclésiastiques.
Pour protéger des inondations, construction d’une digue qui sera détruite par les inondations de 1987 .
Plusieurs Clubs se créent dont le plus fameux reste l’U.S.M. (futur M.U.C.)en1899 qui comprend une section foot, rugby et athlétisme .Ensuite suivent des clubs de tennis, tennis de table, pétanque, équitation et aviron.
En 1906 : une piste cyclable y est construite.
1917, le club de foot atteint les demi-finales de la coupe de France.
Au 19è siècle l’aviron fut un des tout premiers sports nautiques au Mans. C’est une activité connue depuis 1400 avant J.C. : Virgile dans Enée relate la première course d’aviron, mais c’est au XIXè s. que les Anglais en inventèrent la forme en cigare et les sièges coulissants (1880). En 1894, la société est créée et s’entraîne au bassin de Saint-Georges.
1920 : Le club d’aviron manceau s’installe ici sur un bassin de 1.5 km de long ;
27 janvier 1846 : la plus grande crue inonde le quartier du Pré.
Installé en 1834 à cause de la saturation du cimetière de la commune de Sainte-Croix, rue des Ifs. Louis Nicoux, sculpteur, et de nombreuses tombes-sarcophages de chanoines, dont celle de Louis-Auguste Lefebvre, à voir.
Croix principale en fer, croix de mission, provenant de la place du château(près cathédrale) en 1852.
Personnalités politiques : obélisque dédiée à René Levasseur (1747-1824) maître en chirurgie qui créa au Mans une école de sages-femmes, originaire de Ste Croix. Conventionnel exilé en Belgique : on lui doit les axes : Bd René Levasseur et avenue du Général Leclerc.
Tombes de quelques maires du Mans : Anselme Rubillard , Paul Ligneul (Francs-Maçons), Olivier HEUZE et Arsène Lefeuvre (artiste-peintre publiciste et créateur du fameux bébé cadum).
Carrés militaires allemand, français*, anglais, belge et russe (1ère guerre). *2è guerre aussi.
Et un carré musulman.
Rue de l’abord au chanvre et du chènevis(graine de chanvre, nourriture des oiseaux) rappelle qu’ici on rouissait le chanvre.
Parc de la madeleine
Cette ancienne et célèbre Guinguette où le cidre plus que le vin blanc coulait à flot, avait été fondée entre les 2 guerres par Joséphine Savarre, ancienne cantinière de la compagnie d’infanterie de la garde nationale. Un tableau la représentant est conservé au musée de Tessé.
En face, sur la commune de Saint-Pavace, le Moulin l’évêque et la chocolaterie Vinay en ruine. Un cadre très romantique…
Ensuite une bonne grimpette à proximité, quartier de La Gallière, près de l’Alinea en construction, au bord de la rocade, nous entraîne sur un superbe panorama de la ville.
Puis descente vers Le chemin du Léard.. Nous traversons la route d’Alençon et nous arrivons au quartier de l’Epine.
Parc de l’Epine planté de chênes rouvres en l’honneur de Jean de l’Epine, auteur d’un almanach au XVIè.s. médecin et astrologue, il se fit construire la maison dite d’ « Adam et Eve » en 1525 dans le Vieux-Mans. Il se dit qu’Edith Piaf est venue chanter ici.
Retour vers le tram à proximité du centre de secours ou, pour les plus courageux, retour à pied ( 14 km de rando) côté ouest (tram1, blog 2009)
Merci pour votre participation
Jean et Marie-Hélène.
*Bibliographie :
- les territoires partagés de Serge Bertin
-Mes balades au Mans d’Henri Boillot.
-Le Mans, le guide
-les rues du Mans de Boitard.
-Wikipédia
http://www.dailymotion.com/video/xqx11v_le-vieux-masn-cite-des-esprits-raphael-zacharie-de-izarra_news
Raphaël Zacharie de IZARRA
La Cité Plantagenêt est une petite olympe au coeur de la ville mancelle. Une enclave tout en hauteur, un sommet de pierres et d’Histoire.
La Lutèce sarthoise en somme.
Le Vieux-Mans, c’est un refuge intemporel au souffle médiéval reposant sur des bases antiques. Ses pieds sont gallo-romains, son esprit est moyenâgeux, son âme pleine de Renaissance.
Au niveau du tunnel, aussi glacial et sinistre que le XIXème siècle qui l’a érigé, le Vieux-Mans donne même le vertige.
Tout autour, la sérénité des cimes.
Au moins, jusqu’aux frontières vespérale...
Voies sombres, désertes, silencieuses et carrefours éclairés par des lampadaires d’un autre temps font les charmes nocturnes de ce mont manceau, comparable en certains points au Mont-Saint-Michel.
A l’heure ténébreuse, toutes sortes de fantômes épieront le visiteur égaré, l’effleureront peut-être : chats furtifs -tous gris la nuit-, rats dodus, chauve-souris alertes, hiboux interrogateurs, ombres de statues allongées par le clair de lune -saints locaux ou vagues gargouilles accrochés aux toits- et autres silhouettes mal identifiées.
Volatiles de plumes et de poils, errants des gouttières et des canalisations, hôtes des toitures et du sol, vagabonds des airs et du pavé, sculptures de pierre et de bois, gardiens de vieilles portes et veilleurs de remparts, bref présences inertes, oniriques, réelles ou imaginaires et faune vive font les murmures et les légendes du Vieux-Mans.
On ne sort pas indemne de ces pierres haut-perchées : de presque tous les côtés de la vieille cité, maintes vues plongeantes garanties sur l’agglomération moderne ! Mais surtout, plusieurs siècles séparent les deux parties du Mans. C’est dire que le voyage n’est pas que vertical. Il est également anachronique.
Sans omettre les violonistes ailés de la cathédrale récemment découverts (les déjà célèbres anges musiciens) conférant à l’exploration un tour aussi poétique qu’ascensionnel.
Avec ses escaliers interminables où grondent tous les vents, ses murs immémoriaux surchauffés au soleil d’été et, la nuit, ses rues hantées par des spectres de lumière -je veux parler des fameuses Chimères- la vieille ville est un lieu choisi hors du monde où, dès la tombée du jour, la réalité fait place au mystère.
Raphaël Zacharie de IZARRA